vendredi 31 octobre 2025
dimanche 19 octobre 2025
Le 17 octobre 2025, en « chemise et la corde au cou », l’ambassadeur de France à Alger a humilié son pays en cautionnant l’histoire officielle du « massacre des Algériens » à Paris le 17 octobre 1961. Un massacre dont le seul mort « algérien » avéré a pour nom Guy Chevalier…
La guerre d'indépendance
algérienne se déroula également en métropole, y provoquant des milliers de
morts. Pour la période du 1° janvier 1956 au 23 janvier 1962, 10 223
attentats y furent ainsi commis par le FLN. Pour le seul département de la
Seine, entre le 1er janvier 1956 et le 31 décembre 1962, 1433 Algériens opposés
au FLN furent tués et 1726 autres blessés (Valat, 2007:27-28). Au total, de
janvier 1955 au 1er juillet 1962, en Métropole, le FLN assassina 6000 Algériens et en blessa 9000 autres.
Face à ces actes de terrorisme visant à prendre le contrôle de la population algérienne vivant en France, le 5 octobre 1961, un couvre-feu fut imposé à cette dernière afin de gêner les communications des réseaux du FLN et l’acheminement des armes vers les dépôts clandestins.
En réaction, le 17 octobre 1961, le FLN décida alors de manifester. Assaillis de toutes parts, les 1658 hommes des forces de l’ordre rassemblés en urgence, et non les 7000 comme cela est encore trop souvent écrit, sont, sous la plume de militants auto-baptisés « historiens », accusés d’avoir massacré 300 manifestants, d’en avoir jeté des dizaines à la Seine et d’en avoir blessé 2300. (Voir : Lugan, B., (2017) « 17 octobre 1961, un massacre imaginaire ».
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mercredi 1 octobre 2025
L'Afrique Réelle n°190 - Octobre 2025
Sommaire
Actualité :
- En Algérie et en Afrique du Sud, l’histoire est moins une science qu’une thérapie des traumatismes du passé
- Algérie : comment les Berbères furent floués par les arabistes
- L’Afrique, un continent très marginal pour les investisseurs
Génocide des Herero : nouvelles perspectives historiques
- En Algérie et en Afrique du Sud, l’histoire est moins une science qu’une thérapie des traumatismes du passé
- Algérie : comment les Berbères furent floués par les arabistes
- L’Afrique, un continent très marginal pour les investisseurs
Génocide des Herero : nouvelles perspectives historiques
- Les missionnaires protestants sont-ils les responsables indirects du génocide des Herero ?
- Le soulèvement des Herero
- Paul von Lettow-Vorbeck victime expiatoire de la guerre des Herero
- Le soulèvement des Herero
- Paul von Lettow-Vorbeck victime expiatoire de la guerre des Herero
Editorial de Bernard Lugan
La question identitaire est au cœur du non-dit et du mal être de l’Algérie. Le pays est-il arabe, berbère, arabo-berbère ou berbéro-arabe ? Cette question remonte aux origines du courant nationaliste.
Née en 1962 après être passée de la colonisation ottomane à la colonisation française, tiraillée entre arabité et berbérité, l’Algérie est en effet toujours à la recherche de son identité.
Au lendemain du second conflit mondial, Messali Hadj, alors leader nationaliste incontesté, considérait que l’arabisme et l’islamisme étaient les éléments constitutifs sans lesquels l’Algérie algérienne ne pourrait pas faire « coaguler » ses populations. Il fut donc postulé que l’Algérie était une composante de la nation arabe, que sa religion était l’islam et que le berbérisme était un moyen pour le colonisateur de diviser les Algériens.
Après l’indépendance, comme les berbéristes affirmaient la double composante arabe et berbère du pays, le parti-Etat FLN parla de dérive « ethnique », « raciste » et « xénophobe ». En 1962, le ministre algérien de l’Education nationale déclara même que « Les Berbères sont une invention des Pères Blancs »…
Dans ce numéro un article est consacré à la manière dont les arabistes utilisèrent les Berbères dans la lutte contre la présence française avant de les flouer au moment de l’indépendance.
La version allemande de la culpabilisation coloniale est le « Génocide des Herero » commis en Namibie, l’ancien Sud-Ouest africain allemand en 1904-1905. Or, un aspect ignoré de ce drame est son origine. Le « génocide des Herero » est en effet la conséquence de la révolte des Herero réprimée par l’Allemagne. Or, si les Herero se sont révoltés, c’est parce que, par philanthropie, la colonisation avait bouleversé les relations sociales inter-ethniques traditionnelles en supprimant le servage (ou des relations serviles) entre les Herero et les Damara sous la pression très insistante des missions protestantes.
Un peu comme au Rwanda où, après 1945, l’Eglise catholique fit pression sur l’administration coloniale belge afin que soient renversés les rapports dominants-dominés entre Tutsi et Hutu, ce qui provoqua la révolution de 1959, puis indirectement le génocide de 1994[1]. Ce sont ces nouvelles perspectives historiques qui sont exposées dans ce numéro.
En 2024, l’Afrique a reçu un volume record d’IDE (Investissements directs étrangers) soit 97,03 milliards de dollars, avec une augmentation de plus de 20% par rapport à 2023, ce qui a une fois de plus conduit certains observateurs à parler d’une envolée de l’attractivité économique africaine.
Or, une simple comparaison montre que cette somme ne représentante que 6,40% du total des IDE mondiaux. Plus encore, près de la moitié de ces 97,03 milliards a été affectée à la seule Egypte, ce qui fait que la cinquantaine d’autres pays africains n’ont attiré qu’un peu plus de 3% de tous les IDE mondiaux…
A moins de continuer à prendre des vessies pour des lanternes, force est donc de constater que l’Afrique n'attire toujours pas les investisseurs.
lundi 29 septembre 2025
lundi 1 septembre 2025
L'Afrique Réelle n°189 - Septembre 2025
Sommaire
Actualité
- Le désastre sahélien
- La crise du pétrole africain
Histoire : La guerre du Rif
- Le front espagnol
- La France et la guerre du Rif
Génétique
- Le désastre sahélien
- La crise du pétrole africain
Histoire : La guerre du Rif
- Le front espagnol
- La France et la guerre du Rif
Génétique
Les Carthaginois étaient des Berbères
Editorial de Bernard Lugan
Afrique du Sud et Algérie, les dernières buttes témoin de l’idéologie anti-impérialiste des années 1960
Buttes témoin de la période des luttes tiers-mondistes, l’Afrique du Sud et l’Algérie, deux pays sans passé national et créés par la colonisation, ont leurs références historiques et leurs définitions diplomatiques bloquées sur les années 1960. L’anti-impérialisme était alors le moteur central de nombreux mouvements politiques, culturels et intellectuels à travers le monde. Dans le contexte de la décolonisation et de la Guerre froide, le bloc de l’Est utilisait l’anti-impérialisme comme argument idéologique. L’URSS et la Chine se présentaient alors comme alliées des luttes du tiers-monde (Vietnam, Algérie, Cuba, Afrique du Sud).
Depuis, le monde a changé, l’Union soviétique est redevenue la Sainte Russie et les Gardes rouges chinois se sont transformés en capitaines d’industrie…Le train de l’histoire est donc passé, mais l’Algérie et l’Afrique du Sud sont restées sur le quai de la gare… en compagnie de quelques pays dont l’horizon diplomatique est également bloqué sur une horloge arrêtée au siècle dernier, à la décennie 1960.
Dans l’affaire du Sahara occidental, l’alignement de l’Afrique du Sud sur les positions algériennes est parfaitement compréhensible. Il s’inscrit en effet dans la permanence de liens politiques et idéologiques noués à l’époque de la lutte contre l’apartheid, lorsque des militants de l’ANC s’entraînaient militairement à Tindouf aux côtés des membres du Polisario.
Dans sa politique anti-française, la vie politique algérienne semble quant à elle être obstinément bloquée sur le rétroviseur de la guerre d’indépendance des années 1954-1962.
Dans les deux pays, l’histoire n’est pas tant la connaissance du passé, qu’une thérapie nationale à travers l’addition de mythes et d’affirmations péremptoires de nature idéologique destinés à valoriser, ou même à inventer un passé glorieux.
Ecrire l’histoire de l’Algérie et celle de l’Afrique du Sud contraint à un choix. Soit suivre la trame de l’histoire officielle écrite par les plumitifs du FLN ou de l’ANC, ou bien s’en affranchir, mais en acceptant alors par avance les attaques et les procès d’intention. En Algérie comme en Afrique du Sud, l’historien est d’abord un vengeur de l’histoire dont la fonction est de s’affranchir d’un traumatisme existentiel. Et il le fait en s’accrochant à un passé reconstruit et même fantasmagorique, toujours inscrit dans le contexte des définitions idéologiques des années 1960. D’où l’impossibilité de réviser une histoire devenue dogme, toute critique étant vue comme du néo-colonialisme ou comme du racisme.
lundi 25 août 2025
Algérie : selon le président Tebboune, de 1830 à 1962, la France aurait tué cinq millions d’Algériens… Mais pourquoi pas 20 ou 50 millions ?
Dans la
guerre mémorielle qu’il mène contre la France, le « Système »
algérien aux abois vient de franchir un niveau supplémentaire dans le mensonge.
Le président Abdelmajid Tebboune a en effet osé déclarer publiquement dans les
médias d’Etat que, de 1830 à 1962, la France avait tué 5 millions d’Algériens, soit
3,5 millions avant 1954, et 1,5 million de 1954 à 1962, durant la guerre
d’indépendance. Avant de réfuter par le
détail ces propos aussi mensongers qu’irresponsables, il est nécessaire de
rappeler deux choses au président Tebboune :
1) En
1830, quand la France débarqua à Alger, la colonie turque était un désert
humain à peine peuplé d’un peu plus d’un million d’habitants, chiffre s’expliquant
par la totale absence de médecine, d’où l’effarante mortalité, notamment infantile
et post-natale.
2) En
1961, les Algériens étaient 11.628 883,
soit dix fois plus…
Dans ces conditions, où le président Tebboune
est-il allé chercher le chiffre de cinq millions d’Algériens tués par la
France ? Dans cette mise au point, la réfutation chiffrée des propos
insensés du président Tebboune se fera en deux parties, à savoir la période
1830-1954, et la période 1954-1962.
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vendredi 22 août 2025
mardi 12 août 2025
Et maintenant, la repentance pour le Cameroun…
Emmanuel Macron aura donc coché toutes les cases
de son bréviaire de la repentance. Il ne lui manquait que le Cameroun, mais voilà
qui vient d’être fait… Dans un courrier daté du 30 juillet au président camerounais
Paul Biya et rendu public mardi 12 août 2025, le président de la repentance
a ainsi officiellement reconnu que la France avait mené « une guerre » au
Cameroun, avant et après l’indépendance de 1960, marquée par des « violences
répressives ».
Retour sur l’histoire qui fait une fois de plus litière de ce
singulier ethno-masochisme présidentiel qui finit par ressembler à une fêlure
psychologique.
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