Les associations
Survie, Ibuka, FIDH (Fédération internationale pour
les droits humains), LDH (Ligue des droits de l’Homme) et Licra, viennent d’être définitivement déboutées dans
leur acharnement judiciaire contre l’armée française. Au terme de plus de vingt
années de procédure, un arrêt définitif dans l’affaire de Bisesero a en effet
été rendu le 9 septembre 2026 par la Cour de Cassation, confirmant le non‑lieu prononcé
dans l’enquête visant à déterminer une éventuelle complicité des militaires
français dans les massacres de Bisesero, au Rwanda, au mois de juin 1994.
Cette
artificielle « affaire » a débuté en 2004 avec la publication par
Patrick de Saint-Exupéry, journaliste au Figaro, de L’Inavouable, un
livre brulot qui, en 2005, donna aux soutiens français du régime rwandais du
général Kagamé – les « Blancs menteurs » de Pierre Péan –, le prétexte
et une large partie de l’argumentaire de leur dépôt de plainte contre l’armée
française. Jusque-là, et je le montre dans cet article, le régime du général
Kagamé n’avait jamais évoqué cette « affaire» pour attaquer la France.
La thèse de
Patrick de Saint-Exupéry qui vient d’être totalement balayée par la Cour de
cassation est que, entre le 27 et le 30 juin 1994, à Bisesero, au Rwanda, les
troupes françaises de l’opération Turquoise auraient sciemment laissé des Tutsi se faire massacrer par les
génocidaires.
En 2005, j’ai publié un livre aux éditions du Rocher
sous le titre « François Mitterrand, l’armée française et le
Rwanda ». Résultat d’une enquête fouillée menée dans les archives et
auprès des acteurs, sa conclusion était que la prétendue « affaire »
de Bisesero reposait sur le vent affabulatoire soufflé par Patrick de Saint
Exupéry.
Retour sur
cette enquête qui vient donc d’être indirectement validée par la Cour de
Cassation et qui est illustrée dans les pages qui suivent par une carte mettant
en évidence les élucubrations du journaliste du Figaro [1].
La suite de cette analyse (92%) est réservée aux abonnés à l'Afrique Réelle.
[1] Pour l’histoire globale du génocide et de ses causes, on se reportera à mon livre « Rwanda, un génocide en questions » aux éditions du Rocher et à mes expertises devant le TPIR.




