Pour en savoir plus sur les origines de ce conflit, on se reportera à mes livres :
- Les guerres du Sahel des origines à nos jours.
- Histoire du Sahel des origines à nos jours.
2) Il est reproché à Bugeaud d’avoir participé à la répression des
journées révolutionnaires de 1848, soit de la Révolution de février 1848
qui renversa la monarchie de Juillet, et de l’insurrection ouvrière de juin
1848 contre la Deuxième République. La
réalité est que, au mois de février 1848, face à la montée de la tension à
Paris, Louis‑Philippe qui cherchait un commandant militaire à poigne fit appel
à Bugeaud, mais, gagnée par le mouvement révolutionnaire, la Garde
nationale parisienne refusa
cette nomination. Le roi retira alors son
commandement à Bugeaud lequel, avec le franc-parler qui le caractérisait lui déclara
: « Sire, votre majesté est fichue ». Bugeaud n’était donc plus au
commandement lors de l’insurrection du mois de juin 1848 qui fut réprimée par le
général Cavaignac et non par lui.Les honorables représentants du Peuple français
seront en revanche bien silencieux sur la réalité d’un autre esclavage. Ils ignorent
en effet probablement que l’Abolition décidée
unilatéralement par les Européens au XIXe siècle ne concerna pas la traite
arabo-musulmane. Depuis la Libye, au
nord, ou depuis Zanzibar, à l’est, des caravanes
organisées militairement continuèrent ainsi à dévaster des régions entières de l’Afrique sud-saharienne. À la veille de la colonisation, au centre comme à l’est de l’Afrique, les réseaux esclavagistes musulmans étaient même en pleine extension. Jusqu’à ce que la colonisation les détruise.
On lira à ce propos mon livre « Esclavage, l’histoire àl’endroit »
Ce vote chronologiquement insolite
ne renforcera pas le prestige de l’Assemblée. Cela n’est cependant pas une
nouveauté. Le 23 novembre 1913, le maréchal Lyautey écrivait ainsi à Albert de
Mun à propos des députés :
« La horde des parlementaires abattus sur ce malheureux pays, encombrants, plastronnant, pérorant à tort et à travers, et si ignorants et si vulgaires (…) En temps normal, tous ces gens que je devais recevoir à ma table avec égards, auraient mangé à l’office (…). Et dire que c’est « ça » qui dispose de notre sort. Le spectacle me donne la nausée du Parlement et j’envie celui (qui ne sera pas moi-je suis trop vieux) qui aura la joie, la plus grande probablement qu’on puisse avoir sur cette terre, d’entrer au Palais-Bourbon avec 100 baïonnettes derrière lui et de jeter tout cela à la Seine ».