mercredi 14 octobre 2026

Octobre 1996, Laurent-Désiré Kabila prête-nom du Rwanda attaque la RDC (Zaïre). Octobre 2026, trente ans plus tard, son fils, Joseph Kabila également prête-nom du Rwanda attaque à son tour la RDC

En 1996, soutenu par les Etats-Unis et par la Grande-Bretagne, le Rwanda qui avait décidé de renverser le maréchal Mobutu allié de la France, trouva un prête-nom en la personne de Laurent
‑Désiré Kabila, vieux maquisard lumumbiste. Ce dernier fonda l’Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération du Zaïre (AFDL) dont la branche armée était formée par l’armée rwandaise dirigée par James Kabarebe, bras droit de Paul Kagamé.  

Au mois d’octobre 1996, les forces rwandaises s’emparèrent de Bukavu, de Goma, de Kisangani, puis de Lubumbashi. Abandonné par la France, et  gravement malade, le maréchal Mobutu fut incapable de résister. Le 17 mai 1997, Laurent-Désiré Kabila et l’armée rwandaise entrèrent à Kinshasa. Le Zaïre redevint République démocratique du Congo (RDC) et James Kabarebe fut nommé chef d’état‑major de l’armée. L’immense RDC était devenue le protectorat du « petit » Rwanda qui, à partir de ce moment, en pilla les richesses.

Trente ans plus tard, le Rwanda se trouva accusé par l’opinion internationale de mettre en coupe réglée une partie du territoire congolais. Il décida alors de donner le change en faisant oublier la trop grande visibilité du M23, son proxy. Aussi, et tout comme en 1996, il s’abrita derrière un prête-nom fondé pour la circonstance, à savoir le Front pour la refondation de la nation (FRN). A la tête de ce dernier il mit un proche de James Kabarebe, à savoir l’ancien président congolais Joseph Kabila, condamné à mort par contumace pour trahison en septembre 2025.

Le 12 octobre 2026 Joseph Kabila, apparût à Goma entouré des chefs du M23 opportunément devenu le FRN. Président du mouvement, ses vice‑présidents sont Corneille Nangaa, Bertrand Bisimwa et Sultani Makenga, qui, tous trois formaient l’état-major de l’ancien M23 ou de ses proxys.
Le FRN affirme agir au nom de l’article 64 de la Constitution qui prévoit la légitimité résistance à un pouvoir  illégitime. Derrière ce « noble » prétexte, la réalité est que le Rwanda vient de déclencher une nouvelle guerre intra-congolaise à la faveur de laquelle il va pouvoir renforcer et pérennise sa mainmise sur le Kivu. 

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