mardi 24 mai 2022
samedi 21 mai 2022
mercredi 18 mai 2022
Comment, au nom de nuées morales, la France se coupe méthodiquement de ses derniers amis africains
1) Le diktat démocratique
qu’elle cherche à imposer à ses anciennes colonies et qui ne correspond que de
très loin aux conceptions politiques locales.
2) Son ingérence dans les
questions sociétales. C’est ainsi que le mariage homosexuel et la théorie du
genre promus dans ses centres culturels révulsent littéralement les Africains.
Parmi toutes les ingérences de
Paris, celle dite des « biens mal acquis » cristallise ce sentiment
anti-Français qui monte dans toute l’Afrique francophone. Les biens dits
« mal acquis » sont les possessions immobilières et mobilières de
dirigeants d’Etats africains que certaines ONG classées à la gauche de la
gauche, postulent avoir été achetées grâce à des détournements de fonds. Or, et
il est essentiel de bien le préciser, qu’ils soient réels ou non, ces « détournements »
postulés n’ont pas été faits en France, aux dépens de la société française,
mais dans les pays d’origine.
Or, pour les Africains, le fait
que la justice française s’immisce dans la manière dont leurs dirigeants gèrent
leurs pays respectifs, est vu comme une insupportable ingérence. Mais aussi comme
une forme de paternalisme puisque la France se met à la place des peuples postulés
victimes, afin de rendre en leur nom une justice qu’ils seraient incapables de
demander. Nous voilà donc de nouveau dans l’esprit de la colonisation
philanthropique promue par la gauche française à la fin du XIXe siècle quand,
pour elle, coloniser allait permettre de libérer les populations des tyrans qui
les asservissaient (Voir à ce sujet mon livre Colonisation, l’histoire à l’endroit).
De plus, suprême humiliation, lors
des procès qui se tiennent en France, les médias mettent sur la place publique
la vie privée des dirigeants africains. Or, en Afrique, où la définition du
pouvoir n’est pas celle de nos sociétés exhibitionnistes, il existe une
profonde pudeur sur ces questions.
La justice française fait également peser une véritable épée de Damoclès sur la tête de ceux des responsables politiques africains qui ont eu la maladresse d’investir en France. Il suffit en effet que tel ou tel groupe d’opposition décidé à les déstabiliser prenne langue avec les ONG françaises autorisées à mettre en branle l’appareil judiciaire, pour que des poursuites soient quasi automatiquement engagées.
Localement en position
difficile, les représentants diplomatiques français tentent d’expliquer à leurs
interlocuteurs qu’en France, l’on vit dans un système de séparation des
pouvoirs et que le gouvernement ne peut aller contre ce principe
constitutionnel. Les dirigeants africains ont alors beau jeu de leur rappeler
que c’est le gouvernement français lui-même qui a donné à Transparency International, à Sherpa
et à une poignée d’autres ONG, ce pouvoir exorbitant qu’est l’agrément leur permettant
de déclencher l’action publique en se constituant partie civile. D’autant plus
que le 4 septembre 2021, le Garde des Sceaux, Monsieur Eric Dupont Moretti a
renouvelé l’agrément de Transparency
International France...
Au nom de principes moraux totalement
décalés en Afrique, la machine judiciaire française est ainsi devenue le
porte-glaive d’ONG internationales. Le plus singulier est que, d’une manière
que l’on pourrait à minima qualifier d’insolite, ces dernières ciblent
systématiquement et très prioritairement les derniers alliés de la France en
Afrique, ainsi que les pays dans lesquels de grandes sociétés françaises sont encore
présentes. Comme si elles agissaient au profit de ceux qui ont intérêt à voir la
France quitter l’Afrique. Un comportement qui, en d’autres temps, aurait été
assimilé à une forme de trahison.
Quelques exemples :
- Theodorin Obiang vice-président de la Guinée équatoriale, un pays qui s’était largement ouvert aux intérêts français, a été condamné le 27 octobre 2017 par le Tribunal correctionnel de Paris à 3 ans de prison avec sursis, 30 millions d’euros d’amende et à la confiscation de tous ses biens en France. La Cour de Cassation a rejeté son pourvoi.
- En 2018 plainte avec constitution de partie
civile fut déposée contre le président Denis Sassou Nguesso du Congo, ami
fidèle de la France.
Or, et il importe de le
redire, les dirigeants de ces deux Etats pétroliers n’ont en aucune manière lésé
la France ou détourné l’argent des Français. Tout au contraire, ils ont accordé
des concessions pétrolières à des firmes françaises et ont placé leurs biens
en France.
Dernier exemple, au mois
d’avril 2022, Grâce, Bethy, Arthur et Hermine Bongo quatre des 54 enfants du
défunt président Omar Bongo mort en 2009, ont été mis en examen en tant qu’héritiers
de leur père qui leur a légué des immeubles parisiens achetés il y a un quart
de siècle… Résultat, en dehors des autorités militaires présentes lors du
cocktail du 10 mai dernier, lors de la visite exceptionnelle du Groupe maritime Jeanne d’Arc au Gabon, et
contrairement à toutes les traditions, il n’y eut aucune visite d’officiels
gabonais à bord du porte-hélicoptères Mistral. De plus, pour la première fois,
une manifestation exigeant le départ des militaires français, donc la fermeture
de l’emblématique camp de Gaulle où sont stationnés le 6° BIMA (Bataillon
d’infanterie de marine) et les autres Eléments français au Gabon, a été
annoncée et autorisée.
La « politique des juges »
a donc gravement altéré la relation bilatérale franco-gabonaise. Ressentie à
Libreville comme une véritable persécution, le pouvoir gabonais la dénonce
comme étant directement instrumentalisée par ses opposants exilés à Paris.
Les ONG et les juges concernés auront donc fait du « bon travail » en faisant perdre à la France l’un de ses derniers points d’appui en Afrique… D’autant plus que les dirigeants mis en cause ne sont guère affectés localement par les procédures parisiennes, tandis qu’ils peuvent exercer des représailles sur les sociétés françaises désireuses de s’implanter ou de se développer dans leurs pays respectifs.
Les ONG et les juges concernés auront donc fait du « bon travail » en faisant perdre à la France l’un de ses derniers points d’appui en Afrique… D’autant plus que les dirigeants mis en cause ne sont guère affectés localement par les procédures parisiennes, tandis qu’ils peuvent exercer des représailles sur les sociétés françaises désireuses de s’implanter ou de se développer dans leurs pays respectifs.
Pendant que certains juges
sapent consciencieusement ce qui reste encore de présence française en Afrique,
Chinois, Indiens, Russes et Turcs se frottent les mains en assistant amusés au
suicide de ce qui fut une grande puissance…
dimanche 1 mai 2022
L'Afrique Réelle n°149 - Mai 2022
Sommaire
Dossier : Comprendre la question du Sahel
- L’arc de crise saharo-sahélien
- Quand le climat explique l’histoire
- Les deux Sahel
- Les populations du Sahel
- Les Touareg vont-ils disparaître ?
- L’arc de crise saharo-sahélien
- Quand le climat explique l’histoire
- Les deux Sahel
- Les populations du Sahel
- Les Touareg vont-ils disparaître ?
Editorial de Bernard Lugan
La fin de l’opération Barkhane ne signifie pas la fin de la dislocation sahélienne car tous les facteurs de crise demeurent.
Un phénomène aggravé par la proximité de deux grands foyers de déstabilisation situés dans le nord du Nigeria avec Boko Haram, et plus au nord, en Libye, où la disparition de l’Etat donne aux trafiquants et aux terroristes, des opportunités exceptionnelles.
La crise que traverse la région sahélienne a plusieurs origines et l’on se reportera pour leur étude détaillée à mon livre Les guerres du Sahel des origines à nos jours :
- L’espace sahélo-saharien, monde de contacts ouvert, a été cloisonné par des frontières artificielles. Le Mali a ainsi plus de 7000 km de frontières avec 7 pays dont 1300 avec l’Algérie, 2200 avec la Mauritanie, 1000 avec le Burkina Faso, 800 avec le Niger. Quant à la Libye, elle en a 4500 km avec 6 voisins. Les groupes terroristes mobiles se jouent donc de ces frontières-passoires.
- Véritables « prisons de peuples », ces frontières forcent à vivre ensemble des pasteurs nordistes et des agriculteurs sédentaires sudistes historiquement en conflit. Or, l’ethno-mathématique électorale donne automatiquement le pouvoir aux plus nombreux, c’est-à-dire aux sédentaires, ce que les pasteurs n’acceptent plus.
Aux lignes de fractures sahéliennes inscrites dans le temps long s’ajoutent de nouveaux éléments déstabilisateurs :
- La région est devenue un relais pour les organisations mafieuses qui prospèrent sur le désordre sahélien et qui se donnent une rhétorique religieuse afin de brouiller les cartes. Les trafics sont nombreux : armes, véhicules, cigarettes, êtres humains, déchets toxiques, médicaments, pétrole, avec une fulgurante montée en puissance du trafic de drogue, cocaïne et héroïne érigeant la ceinture sahélienne en véritable « hub du narcotrafic ».
- La région est devenue une terre à prendre, ses matières premières (uranium, fer, pétrole etc.) y attirant de nouveaux acteurs comme la Chine, la Turquie ou encore l’Inde.
- Les sécheresses, la pauvreté, la précarité économique et sociale interdisent toute perspective pour une jeunesse plombée par la suicidaire démographie.
Tout cela condamne le Sahel au chaos. D’autant plus que la défaillance politique et économique d’États incapables d’assumer les attributs de la souveraineté et de s’ancrer à la modernité ne donne pas des raisons d’espérer.
mardi 12 avril 2022
Afrique du Sud :« Face à la décomposition du pays, il va bientôt falloir se décider à en rendre la direction aux Boers » !!!
Cette proposition aussi désabusée qu’iconoclaste a été faite il y a quelques mois par un journaliste noir sud-africain. Elle illustre le naufrage d’un pays dans lequel 74 meurtres sont commis quotidiennement (moyenne 2021 selon Stats SA), où le chômage touche environ 40% des actifs, où le revenu de la tranche la plus démunie de la population est inférieur de près de 50% à celui qu’il était sous le régime blanc d’avant 1994, et où plus d’un tiers des habitants ne survit que grâce aux aides sociales. Comment aurait-il d’ailleurs pu en être autrement dans une « nouvelle Afrique du Sud » devenue la proie de l’ANC et dont les cadres, trop souvent aussi incapables que corrompus, semblent n’avoir pour objectif que leur propre enrichissement ?
En
bientôt trois décennies de pouvoir absolu, l'ANC qui a méthodiquement dilapidé
l’immense héritage laissé par le régime blanc, a peu à peu transformé la
prospère Afrique du Sud en un Etat du « tiers-monde » dérivant dans
un océan de pénuries, de corruption, de misère sociale et de violences. Une réalité
qui échappe aux touristes et qui est masquée par quelques secteurs
ultraperformants dirigés par des Blancs ou par une poignée d’entrepreneurs
noirs.
Le
désastreux bilan économique de bientôt trois décennies de pouvoir ANC tient en
trois constats.
- Un
PIB qui ne cesse de baisser (3,5% en 2011, 2,6% en 2012, 1,9% en 2013, 1,8% en
2014, 1% en 2015, 0,6% en 2016, une entrée en récession en 2017 suivie d’un léger
rebond à 0,2% en 2019, puis par une
chute vertigineuse de 6,4% en 2020 avant
un rebond de 4,9% en 2021 qui n’efface pas le trou de 2020 (Stats Sa 8 mars 2022).
- Des
mines, premier employeur du pays, qui ont perdu près de 300.000 emplois depuis
1994. Quant aux pertes de production et de revenus, elles se conjuguent avec
des coûts d’exploitation en hausse constants, cependant que les dramatiques
coupures d’électricité ont eu pour
conséquence la fermeture des puits secondaires et la mise à pied de dizaines de
milliers de mineurs.
- Une
agriculture qui a, elle aussi, perdu plusieurs centaines de milliers d’emplois et
qui a reçu un coup mortel le mardi 27
février 2018 quand le parlement sud-africain vota le commencement d’un
processus de nationalisation-expropriation sans compensation des 35.000
fermiers blancs.
Le soit disant héritage « négatif » de
«l 'apartheid » a, des années durant, servi d’excuse au système
prédateur sud-africain alors qu’en 1994, quand le président De Klerk hissa au
pouvoir un Nelson Mandela incapable de le prendre par la force[1], il
légua à l’ANC la première économie du continent, un pays doté d’infrastructures
de communication et de transport à l’égal des pays développés, un secteur
financier moderne et prospère, une large indépendance énergétique, une
industrie diversifiée, des capacités techniques de haut niveau et la première
armée africaine. Vingt-huit ans plus tard, pris dans la nasse de leurs propres
mensonges, de leurs prévarications et de leurs insuffisances, les dirigeants de
l'ANC ne sont donc plus crédibles quand ils continuent à mettre en accusation
le "régime d'apartheid" afin de tenter de dégager leurs
responsabilités dans l’impressionnante faillite dont ils sont les seuls
responsables.
Dans ce pays
où un abîme s'est creusé entre une infime minorité de profiteurs noirs et des
millions de chômeurs, d’assistés et de travailleurs sous-payés qui paralysent
l’économie avec de continuels mouvements de revendication, l’abyssal échec de l’ANC a débouché
sur des violences xénophobes, les étrangers étant accusés de prendre le travail
des plus pauvres et d’entretenir la délinquance.
Depuis la fin du mois de mars 2022,
c’est en hurlant « Dudula », un nouveau slogan en langue zulu
signifiant « refouler » ou « faire déguerpir », que la
chasse aux étrangers a été lancée.
Déjà, en 2008, en 2015, en 2016 et en 2019, un peu partout dans
le pays, notamment au Natal et dans la région de Johannesburg, les immigrés
africains qu'ils soient Malawites,
Mozambicains, Somaliens, Zimbabwéens, Soudanais ou encore Nigérians avaient été
pris pour cible, lynchés et leurs biens systématiquement pillés. En 2016, les
violences « xénophobes » connurent une telle ampleur que le Malawi
décida d'évacuer ses ressortissants et que le Mozambique demanda aux autorités
sud-africaines d'assurer la protection de ses nationaux face à l’ampleur des
pogroms alors encouragés par le roi des Zulu...
Dans
la « nation arc-en-ciel », au pays de l’ « icône » Nelson
Mandela, des Noirs massacrent donc d'autres Noirs, et qui plus est, des Noirs
immigrés... Voilà de quoi déstabiliser ceux qui pensaient qu'une fois le régime
blanc balayé, les fontaines sud-africaines allaient laisser couler le lait et
le miel de la fraternelle société « post-raciale »...
Face au
gouffre creusé par ses détournements et son incompétence, l’Etat-parti ANC n’a
désormais plus que trois options :
1) Chercher à redresser l’économie
en empruntant une voie libérale, mais il provoquera alors une sanglante révolution
populaire.
2) Continuer à accuser le
bouc-émissaire blanc en tentant de faire croire que la situation est un
héritage de l’apartheid et en nationalisant
les mines et la terre. La « poule aux œufs d’or » sera alors
définitivement tuée, et, comme au
Zimbabwe, les Blancs émigreront et le pays sombrera encore davantage dans la misère.
3) Recourir à la « planche à
billets », ce qui provoquera d’abord l’inflation, puis une hyperinflation
et enfin l’achèvement de la ruine totale du pays.
Coquille
vide ayant perdu tout sens idéologique
et politique, ne survivant plus que comme machine électorale destinée à
distribuer des sièges de députés à ses membres, l’ANC est donc au pied du mur. L’heure
de vérité approche inexorablement cependant que les masses noires, totalement
paupérisées, constituent un bloc de plus
en plus explosif.
Et
pourtant, décérébrés par l’auto-culpabilisation, par les glapissements des
« décoloniaux » et par le « sida mental » introduit par la
« culture woke » (voir à ce sujet mon livre « Pour répondre aux décoloniaux, aux islamo-gauchistes et aux terroristes de la Repentance »), les chapons gras occidentaux
continueront à se pâmer devant le fantasme de la « nation
arc-en-ciel », ne voyant pas, futures victimes qu’ils sont, que ce qui se
passe actuellement en Afrique du Sud annonce le futur apocalyptique de l’Europe
« multiraciale » rêvé par les mondialistes, organisé par la « Commission de Bruxelles », et
encouragé par ce pape tiers-mondiste qui ne cesse d’appeler
à l’accueil des « Autres »...
vendredi 1 avril 2022
L'Afrique Réelle n°148 - Avril 2022
Sommaire
Actualité
Le blé et le chaos alimentaire africain
Dossier
Rwanda : et maintenant, place aux historiens
Histoire
- Lavigerie ou la colonisation jacobine, Lyautey ou la colonisation ethno-différentialiste.
- Le 18 mars 1962, l’armée française avait gagné la guerre d’Algérie
Editorial de Bernard Lugan :
Actualité
Le blé et le chaos alimentaire africain
Dossier
Rwanda : et maintenant, place aux historiens
Histoire
- Lavigerie ou la colonisation jacobine, Lyautey ou la colonisation ethno-différentialiste.
- Le 18 mars 1962, l’armée française avait gagné la guerre d’Algérie
Editorial de Bernard Lugan :
La famine à l’horizon ?
En 1960, à la fin de la période coloniale, l’Afrique ignorait les famines, elle était autosuffisante et elle exportait des aliments (voir mon livre Colonisation, l’histoire à l’endroit).
Aujourd’hui, les Africains ne produisent plus de quoi se nourrir. Comment le pourraient-ils d’ailleurs avec un croît démographique annuel de 3% quand les ressources agricoles n’augmentent quant à elles que de 1% ?
Enorme importatrice de blé et de maïs, l’Afrique est donc à la merci de mauvaises récoltes céréalières européennes, argentines ou australiennes… ou d’évènements imprévus, comme aujourd’hui le conflit ukrainien.
La situation est d’autant plus grave qu’en 2021, avant donc cette guerre, une vingtaine de pays africains connaissaient déjà une crise alimentaire permanente, cependant que dix autres étaient au bord de la famine. Toujours en 2021, 282 millions d’Africains étaient sous-alimentés et plusieurs dizaines de millions ne survivaient que grâce à l’aide alimentaire internationale (Source : Etat de la sécurité alimentaire et de la nutrition, Rapport 2021)
Dans ces conditions, comment, à l’exception de quelques Etats pétroliers, les pays africains vont-ils pouvoir faire face à l’envolée actuelle des cours des céréales, et cela, alors que leurs ressources sont faibles ou quasi inexistantes ?
Depuis la décennie 1960, année après année, comme les chiffres du commerce des grandes économies mondiales le démontrent, l’Afrique est en effet devenue une composante de plus en plus marginale de la vie économique mondiale :
- Economiquement, l’Afrique ne compte pas pour la France. Elle ne représente en effet qu'environ 3,40% de tout le commerce extérieur de la France, 50% étant réalisés avec quatre pays (Maroc, Algérie, Tunisie et Egypte). Quant à la zone CFA si constamment dénoncée par les aboyeurs de la culpabilisation, elle ne pèse que 0,79% du commerce extérieur français…
- L’Afrique ne représente que 2,5% du commerce extérieur de la Grande-Bretagne, dont 60% réalisés avec 2 pays seulement, la RSA (35%) et le Nigeria (25%).
- Le continent africain ne représente que 2% du commerce extérieur allemand.
- Le continent africain dans son ensemble représente moins de 2% de tout le commerce extérieur américain et à peine 1% du commerce extérieur japonais.
- Quant à la Chine, prédateur en quête de ressources naturelles, en 2020, sur environ 6000 milliards de dollars de son commerce extérieur, l’Afrique en a totalisé 198 milliards, à peine 3,3%…
jeudi 24 mars 2022
mardi 15 mars 2022
19 mars 1962 : en « célébrant » les « Accords d’Evian » et le « cessez-le-feu », la France va « célébrer » l’épuration ethnique des Européens d’Algérie et le massacre des Harkis
Les
18 et 19 mars 2022, la France va « célébrer » le soixantième anniversaire
des « accords d’Evian » et du « cessez-le-feu » en Algérie.
La double « célébration » d’un abandon et d’une tragédie.
Le
18 mars 1962, à 17h 40, le général de Gaulle offrit l’Algérie au FLN alors que
l'armée française l’avait emporté sur le terrain. A cette date, 250 000
Algériens servaient sous le drapeau tricolore, soit cinq fois plus que les
maquisards de l’intérieur et les membres de l’ALN stationnés en Tunisie ou au
Maroc.
Sans
la moindre garantie sérieuse, les évènements qui suivirent le démontrèrent
tragiquement, plus d’un million d’Européens et plusieurs centaines de milliers
de musulmans attachés à la France furent ainsi abandonnés au bon vouloir de
l’ennemi d’hier (voir à ce sujet mon livre « Algérie l’Histoire à l’endroit »).
Puis,
le 8 avril 1962, par un référendum ségrégationniste puisque le pouvoir
gaulliste l’avait ouvert aux seuls Français de métropole, les Français
d’Algérie, pourtant les premiers concernés, en ayant été écartés (!!!), « les
accords d’Evian » furent ratifiés par 90,81% de « oui ».
Aujourd’hui,
les enfants de ces 90,81% paient à travers le « grand remplacement »,
l’indifférence, le soulagement, la lâcheté et pour certains, la trahison de
leurs parents...
La suite de cette analyse (84%) est réservée aux abonnés à l'Afrique Réelle.
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