mercredi 23 septembre 2026

Bisesero, la Cour de Cassation et le bien nommé « Inavouable », le livre-brulot de Patrick de Saint-Exupéry, utilisé pour accuser l’armée française

Les associations Survie, Ibuka, FIDH (Fédération internationale pour les droits humains), LDH (Ligue des droits de l’Homme) et Licra, viennent d’être définitivement déboutées dans leur acharnement judiciaire contre l’armée française. Au terme de plus de vingt années de procédure, un arrêt définitif dans l’affaire de Bisesero a en effet été rendu le 9 septembre 2026 par la Cour de Cassation, confirmant le non
lieu prononcé dans l’enquête visant à déterminer une éventuelle complicité des militaires français dans les massacres de Bisesero, au Rwanda, au mois de juin 1994.

Cette artificielle « affaire » a débuté en 2004 avec la publication par Patrick de Saint-Exupéry, journaliste au Figaro, de L’Inavouable, un livre brulot qui, en 2005, donna aux soutiens français du régime rwandais du général Kagamé – les « Blancs menteurs » de Pierre Péan –, le prétexte et une large partie de l’argumentaire de leur dépôt de plainte contre l’armée française. Jusque-là, et je le montre dans cet article, le régime du général Kagamé n’avait jamais évoqué cette « affaire» pour attaquer la France.

La thèse de Patrick de Saint-Exupéry qui vient d’être totalement balayée par la Cour de cassation est que, entre le 27 et le 30 juin 1994, à Bisesero, au Rwanda, les troupes françaises de l’opération Turquoise auraient sciemment  laissé des Tutsi se faire massacrer par les génocidaires.

En 2005,  j’ai publié un livre aux éditions du Rocher sous le titre « François Mitterrand, l’armée française et le Rwanda ». Résultat d’une enquête fouillée menée dans les archives et auprès des acteurs, sa conclusion était que la prétendue « affaire » de Bisesero reposait sur le vent affabulatoire soufflé par Patrick de Saint Exupéry.

Retour sur cette enquête qui vient donc d’être indirectement validée par la Cour de Cassation et qui est illustrée dans les pages qui suivent par une carte mettant en évidence les élucubrations du journaliste du Figaro [1].

La suite de cette analyse (92%) est réservée aux abonnés à l'Afrique Réelle.




[1] Pour l’histoire globale du génocide et de ses causes, on se reportera à mon livre « Rwanda, un génocide en questions » aux éditions du Rocher et à mes expertises devant le TPIR.
 

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