Dans l’acte d’accusation de la France dressé par
le régime algérien et ses affidés, la question du « pillage » du
trésor du dey turc d’Alger revient en ce moment à travers le prisme d’une
littérature obsolète.
Dans l’ignorance la plus absolue de l’état des
connaissances, les accusateurs de la France soutiennent ainsi que la France
aurait décidé l’expédition d’Alger afin de faire main-basse sur ce trésor, et
que ce dernier lui aurait rapporté des sommes considérables. Or, la réalité est
une fois de plus bien différente de ces affirmations à but idéologique.
Outre le fait qu’il était le produit de décennies
de razzia, de captures de navires, de ventes d’esclaves européens et de
rançons, le trésor du dey d’Alger qui fut minutieusement inventorié s’élevait à
55 683 000 de francs de l’époque, soit l’équivalent d’environ 456.600
000 euros.
De cette somme, doivent être retirés les frais de
l’expédition qui s’élevaient à 48.500.000 francs, soit
l’équivalent d’environ 397.000.000
euros, ce qui donne une « recette » pour la France de 7.183 000 de
francs de l’époque, soit environ 58.900.000 euros.
Or encore, il s’agit là d’une somme dérisoire. En
effet, à titre de simple comparaison, le coût de fabrication d’une seule frégate
de 40-50 canons (1800–1840) variait à l’époque entre 1,5 et 2,5 millions de
francs, soit entre 26 et 40 millions d’euros.
Le trésor du dey d’Alger aurait donc pu permettre
de financer au maximum la construction de 2 à 3 frégates…
Pour mémoire, la flotte française qui se présenta
devant Alger au mois de juillet 1830 était composée de 350 bâtiments dont 103 navires de guerre dont 5 ou 6 vaisseaux de ligne (74
canons), d’une quinzaine de frégates, des corvettes et bricks etc.
Ces quelques chiffres permettent de mesurer
l’abîme séparant la propagande algérienne de la réalité historique.
Le numéro de l’Afrique Réelle du
mois d’avril 2026 que les abonnés à jour d’abonnement recevront au début du
mois contiendra une mise au point détaillée sur la question de ce trésor.
Pour la remise en question globale de la fausse
histoire algérienne, on se reportera à deux de mes livres :
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