dimanche 9 octobre 2011

Mayotte en situation insurrectionnelle

Depuis plusieurs jours, l’île de Mayotte que des politiciens irresponsables ont, par misérable calcul électoral, et sans avoir préalablement consulté le peuple français, transformé en département, vit un véritable climat insurrectionnel.
Pour mémoire, ce Lampedusa d’outre-mer ne produit rien et l’immense majorité de sa population est au chômage ou vit des prestations généreusement versées par la France ; à 60% ses habitants ne parlent que le swahili ou le malgache, les musulmans polygames y sont majoritaires et sur 200 000 habitants, l’on compte au moins 60 000  immigrés clandestins. Quant à la maternité de Mamoudzou elle met au monde chaque année 7000 jeunes compatriotes, dont 80% nés de mères immigrées originaires de toute l’Afrique orientale et jusqu’à la cuvette du Congo[1].

Pour donner une apparence de légalité à cette départementalisation, les politiciens irresponsables qui nous gouvernent ont organisé un simulacre de référendum concernant les seuls habitants de Mayotte, à l’exclusion des Français métropolitains qui, pourtant, vont de leurs deniers, assurer le suivi de l’opération... Cette seule population appelée à voter n’allant pas refuser les avantages sociaux promis par le nouveau statut de l’île, ce fut donc à 95% qu’elle plébiscita la départementalisation, synonyme pour elle de RSA et d’alignement sur les prestations de l’assistanat servies en Métropole.
Cette manne tardant à être concrétisée, nos « chers » nouveaux compatriotes ont entrepris de détruire avec méthode les équipements ultra modernes payés par les Français hexagonaux. A la date de rédaction de ce texte, l’île est ainsi en situation quasi insurrectionnelle. Une fois de plus impuissant et dépassé par les évènements, le gouvernement français va, à quelques mois d’un scrutin dans lequel il joue sa survie, acheter la paix sociale en acceptant les exigences des Mahorais qui seront soldées par les impôts des autres Français.
Face à ce véritable diktat qu’est la départementalisation de Mayotte, le plus incroyable est que, juridiquement, il n’existe plus aucun moyen de revenir en arrière, c'est-à-dire au statut antérieur qui permettait de maintenir cette île de l’océan indien dans l’ensemble français mais sans avoir à subir les conséquences dramatiques de cette surréaliste départementalisation. 

Bernard Lugan
09/10/2011

[1] Voir à ce sujet les nombreux articles et dossiers consacrés par  l’Afrique Réelle à cette question.

15 commentaires:

  1. Bonsoir Monsieur Lugan,
    Votre analyse parfaitement pertinente peut-être faite par quiconque ose regarder l'absurdité de ce qu'est notre politique depuis 3 ou 4 décennies... Il est appréciable toutefois de se voir rappeler les chiffres de leur taux de "francophonie"... qui doit malheureusement rejoindre leur taux d'alphabétisation.
    Ce que je ne comprends pas c'est pourquoi avoir départementaliser Mayotte? Que peut-on en tirer? Quels bénéfice un industriel bien informer pourrait faire avec ce... territoire? Quel intérêt géopolitique?
    Faisons-nous la course avec un autre dans un "qui se suicidera le plus vite?"? Je suppose qu'avec cet évènement (la départementalisation) nous avons pris une petite longueur d'avance dans cette compétition...

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  2. Pourquoi nos penseurs sont malhonnêtes. Ce qui est marrant à l'unanimité de l'extrême gauche à l'extrême droite, tout le monde est d'accord pour ne pas dire qu'en droit international, Mayotte est une île comorienne. cf résolution du conseil de sécurité n°376 et les nombreuses r"solutions onusiennes. Si, si M. Bernard Lugan, il existe un moyen de revenir en arrière en respectant le droit international

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  3. Que dire de plus ?
    A la Réunion ceux qui se plaignent de l'intrusion toujours plus importante en nombre de migrants de l'archipel des Comores ( terme volontairement globalisant ) sont immédiatement taxés de xénophobie .
    Ce système permet de désamorcer tout débat d'interdire toute réaction .
    Mais pour aboutir à quoi ? Nous ne sommes pas tous suicidaires !
    Mais ceux qui s'opposent à cette évolution sont privés de moyens .

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  4. Bonjour Mr Lugan,
    qu'entendez-vous par le fait "qu'ils nous est impossible juridiquement de revenir sur cette départemtalisation"?
    Pourrions nous par par une loi faire marche arrière?
    qu'avons nous à gagner à rester là-bas?
    La langue Française est peu usité, les lois sont souvent celles dictée par le Coran et leurs coutumes particulières. Où les lois de notre république sont respectées (hormis les aides sous la forme du RSA ou autres)?

    très bon article. très cordialement.

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  5. ce Messieurs et méprisant sache messieurs lugan que nous somme français comme vous et plus puisque lugan c'est quelle origine déjà !!!
    un peu d’histoire cher Messieurs avant de rédigé n'importe quoi et un peu de respect ace majorais qui ce sont saccarifié pour la France voir Afghanistan)

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  6. Le seul intérêt de la départementalisation de Mayotte, c'est le contrôle du canal du Mozambique. Pas loin passent une partie des tankers et des porte conteneurs à destination de l'Inde et de la Chine.

    Les locaux ne servent strictement à rien dans ce cadre.

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  7. Le contrôle ?
    Le canal de Mozambique n'est pas le canal de Suez . Personne ne le "contrôle" .
    Il n'y a qu'à voir comment plusieurs nations contrôlent les pirates somaliens ...
    Vous pensez à quoi exactement ?

    En attendant , si vraiment il ne s'agit pas seulement d'une immigration comorienne ( forcément limitée ) mais africaine ... c'est une manœuvre qui risque de s'avérer très couteuse .

    Mais la France est riche .

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  8. Un peu superficiel et très certainement mal renseigné de "l'analyse" à la petite semaine. Texte transpirant un côté aigri et revanchard limité et dans le fond et dans la forme.
    En effet, outre le fait que vous n'abordiez pas la zone des 2000 miles, que vous ayez complètement zappé l'importance d'une présence militaire, la possibilité d'une zone franche, vous nous faite rire avec le "coût exorbitant de Mayotte" ! Combien vous coûtent en France vos élus ? Combine pour les rom ? Pour les magrébbhins, les africains et les suivants ? Autant dire que Mayotte est un goutte d'eau !
    Mais la goutte d'eau est sur un sous-sol prometteur !!! A les "grandes oreilles" qui surveillent tout l'océan indien, a le seul port valable, et qui le sera de plus en plus, dans le canal du Mozambique, sert très souvent de base pour des OMG comme médecins du monde entre autres, vers l'Afrique, les Comores ou Mada !
    Enfin, vous avez omis le contre poids de la France à côté d'un pays pro iranien qui trafique arme avec un Iran qui actuellement est sous très haute surveillance !
    Aussi, avant d'écrire à la hâte, soit vous développez correctement sur de bonnes bases et argumenté ou contentez-vous de regarder par votre fenêtre, ça vous évitera d'écrire des sottises !

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  9. Bonsoir Monsieur Lugan,
    Ne vous inquiétez pas trop, la prochaine faillite de l'état français résoudra ce problème.
    Que feront nos chers ( si chers... ) "concitoyens" quand les larges mamelles de l'état-nounou seront taries ?
    Je vous salue bien.

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  10. Dans mon dernier livre, intitulé "Chroniques d'un ailleurs pas si lointain - Réflexions d'un humanitaire engagé" (Éditions Persée), je remets en cause l'annexion de Mayotte par la France dans le chapitre "Que diable fait la France à Mayotte?". J'y fais un historique de cette annexion illégale, qui débuta en 1973, aux mépris des conventions internationales, et sans que le peuple français ait jamais été consulté, comme l'a souligné M. Lugan.Lors des accords concernant la Nouvelle Calédonie, c'est l'ensemble de la population française qui avait été appelée à se prononcer (en 1988, je crois).
    Hervé Cheuzeville

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  11. Les yeux fermés sur les pratiques non conformes au droit français à Mayotte existaient depuis toujours et notamment depuis que l'île avait préférée rester française plutôt que de devenir indépendante comme ses îles soeurs des Comores(notamment tout ce qui concerne la polygamie et le statut des femmes) et il y a déjà une vingtaine d'années quand on se retrouvait là bas, on se rendait bien compte, que l'évolution ne se faisait pas vers une normalisation dans le sens métropolitain.
    Mais dans le cas d'un statut spécifique de territoire une aide un peu exorbitante par rapport à l'aide fournie dans des départements français métropolitains pauvres et excentrés (cela existe aussi) était supportable compte tenu de la zone économique exclusive maritime qu'en compensation, signifiait Mayotte (même si par rapport aux gains immédiats et aux avantages futurs peut-être espérés la balance n'était guère équilibrée!).
    Par contre l'assistanat social généralisé à tous les personnes présentes, la rentabilité du travail sur place inférieure aux aides reçues à ne rien faire avec un chômage aggravé par l'immigration invasion toujours plus importante (et somme tout prévisible compte tenu de l'énorme aspiration que sont les aides sociales, la nationalité française et la possibilité d'aller vers le mythique eldorado Europe), a fait que la situation est devenue invivable.
    Revenir en arrière, la constitution permet-elle vraiment que le changement de statut de quelques milliers d'habitants ne soient pas soumis à la décision du peuple français dans son ensemble? N'y a -t-il pas inconstitutionnalité comme pour d'ailleurs le traité de Lisbonne voté par les députés alors que le peuple avait dit non à celui de Maastricht? Mais c'est désormais Bruxelles qui décide ou quel tribunal international car la souveraineté française n'est plus qu'un souvenir?!
    Certes nous avions voté par référendum pour la Nouvelle Calédonie et son nouveau statut mais les gens de métropole avaient surtout voté par rapport aux consignes des partis, plutôt que par rapport au long texte proposé pour le référendum et sans connaissance de la réalité sur le terrain.
    Comme d'habitude ce sont les politiques irresponsables qui vont entraîner des catastrophes humaines, mais ce qui se passe à Mayotte est une loupe grossissante de qui se passera en France et qui a commencé à Lampedusa.

    Certes il y a Mahorais qui sont tout à fait français bien évidemment et qui servent loyalement la France et même qui meurent pour elle et ils ont droit à toute l'estime, mais il y a aussi des étrangers qui sont dans la Légion Étrangère et par le sang versé deviennent français.
    C'est je crois à un autre niveau que se situe cette analyse. Elle est là surtout pour montrer du doigt l'irresponsabilité des politiques et pour dire qu'être Français cela implique des droits mais aussi des devoirs et quand il y a déséquilibre dans un sens notamment celui des droits, cela n'est pas une situation d'avenir, surtout quand cela touche non plus les habitants historiques de Mayotte depuis que cette île dépend de la France (et leurs descendants), mais de plus en plus de personnes extérieures devenues françaises du fait de lois qui ne sont pas réalistes. La faute en revient toujours aux politiques.

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  12. Bonjour, je suis ok avec B Lugan.
    J'ai vécu à Mayotte en 2004 et 2005 où je travaillais à la Préfecture afin de développer les formations au profit de 1200 agents de la collectivité qui allaient passer sous statut fonction publique d'état progressivement sur la période 2004/2010. J'ai écourté cette expérience car je prévoyais un avenir sombre pour cette île, j'ai été témoin de racisme et de jalousie vis à vis des mzungus (les blancs métros), la plupart des mahorais ne voulaient ni apprendre le français ni faire des efforts pour se former : ils réclamaient illico presto les avantages, les statuts, les salaires etc... Il y a eu qqs conflits (papiers/immigration, services de l'état à 2 vitesses pour le changement de statut...), j'ai ressenti une violence latente, qui couvait ainsi que le ciblage des mzungus le jour où ça allait péter. l'agriculture n'était pas développée, l'environnement était massacré (pollution, poubelles balançées dans la mangrove)
    Bref, à part les sorties sur le lagon, l'ilôt de sable blanc et les brochettes/fruit à pain, je ne retiens rien de bon sur le plan social, économique et d'appartenance à la France.
    MAYOTTE AURAIT DU DEVENIR UN T.O.M. et jamais un DOM, ça aurait couter bcp moins cher, il y aurait toujours eu un port et un point militaire stratégique sous statut TOM !
    La départementalisation est un échec, une ineptie, une inutile dépense ; vous verrez ce n'est que le début de la bérézina.
    POur ma part, j'aurais préféré que Madagascar devienne un TOM et Mayotte reste aux Comores.
    Madagascar a d'énormes potentialités économiques (mines, environnement, zones franches...) mais avec le massacre de 1947 par les colons, on ne mérite pas la grande île que l'on a meurtrie.

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  13. savez vous que nous avons du pétrole a Mayotte alors fermé votre bouche avant de dire n'importe quoi et oui nous sommes riches a Mayotte a votre avis pourquoi la France et présent a Mayotte par ce que nous avons de l'or noir

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  14. Rupeisation de Mayotte : Lettre envoyée au Président du Parlement européen

    Monsieur le Président

    Question sur l'ile comorienne de Mayotte.

    Est-il normal qu'un pays comme la France qui défend les droits de l'homme et la liberté des peuples et des Nations puisse occuper illégalement un territoire jusqu'à imposer un visa en 1995 qui a provoqué la mort de milliers de femmes et enfants entre l'ile d'Anjouan et Mayotte ?
    Selon la Résolution 376 de l'ONU du 17 octobre 1975, la Résolution 3385 du 12 novembre 1975, les Comores sont admises aux Nations Unies et sont composées de quatre iles : Grande-Comore, Anjouan, Mohéli et Mayotte. Or depuis l'indépendance des Comores et la reconnaissance de son intégrité territoriale par l'ONU, la France ne l'a jamais reconnu et occupe illégalement l'ile comorienne de Mayotte. Par conséquent, selon les références juridiques internationales citées ci-dessus, la France viole ces Résolutions et doit être condamnée au même titre que n'importe quelle Nation qui viole les lois internationales.
    La Lybie (sous le commandement de le France avec l'OTAN), l'Irak et d'autres pays n'ont-ils pas été condamnés par la communauté internationale? Et pourquoi pas la France ? La France utilise l'argument démocratique pour justifier sa présence illégale à Mayotte. Elle a organisé divers referendums dont le dernier date du 29 mars 2009 sur le territoire comorien de Mayotte. Or la Résolution 31/4 du 21 octobre 1976 condamne et rejette toute forme de référendums ou consultations qui pourraient être organisés ultérieurement en territoire comorien de Mayotte par la France et les considère comme nuls et non avenus. Elle condamne également toute législation étrangère tendant à légaliser une quelconque présence coloniale française en territoire comorien de Mayotte. En d'autres termes, si l'Europe accepte la demande de la France de rendre Mayotte Région Ultrapériphérique, elle se rendra complice et coupable de soutenir une occupation illégale de cette ile.

    Je vous prie d'agréer, monsieur le Président, mes salutations distinguées.

    François, citoyen européen

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  15. Mayotte : Silence complice des medias français et des autorités comoriennes

    Cela fait plusieurs années déjà, depuis la fin de la guerre froide et surtout après la chute du mur de Berlin, que les intellectuels européens et du monde ont souligné la transformation stratégique des anciens pays colonisateurs vis-à-vis de leurs anciennes colonies. Cette nouvelle forme d'influence que l'on appelle LE NEOCOLONIALISME (né après les indépendances) se décline en plusieurs approches. En lieu et place d'un contrôle militaire officiel, les puissances néocolonialistes comme la France utilisent des prétextes humanitaires et démocratiques pour justifier la présence militaire sur des territoires indépendants. C'est le cas de Mayotte depuis 1975 après le refus de l'indépendance des Comores par la France sur l'ensemble du territoire comorien. Sous couvert de referendums tronqués, la France trompe les mahorais et les métropolitains en occupant illégalement l'ile de Mayotte, en utilisant l'argument démocratique. La plupart du temps, les révoltes sont écrasées par des méthodes de contre-insurrection. Nous le constatons avec l'usage de la force de la gendarmerie française sur la population mahoraise. Les médias français (et les médias et autorités comoriennes : Ndlr) se taisent alors qu'ils sont parfaitement au courant de cette duperie. Du coup l'ensemble de la population française ignore le fond de la question de Mayotte et par conséquent il est difficile d'obtenir le consentement des populations occidentales. De plus, les média liés aux intérêts des grandes agences de presse, elles même liées au pouvoir de Sarkozy, taisent en grande partie les événements où la responsabilité des grandes puissances, comme la France, est directement concernée. Pour conclure, je rappelle que les Comores sont indépendantes depuis 1975. Elles forment un Etat souverain inscrit à l'ONU et composé de quatre iles : Grande Comores, Anjouan, Mohéli et Mayotte. Par conséquent, Mayotte n'est pas une ile française ni historiquement, ni géographiquement ni juridiquement. Compte tenu des violences exercées sur la population comorienne de Mayotte, par la gendarmerie française, en territoire indépendant, la France commet une agression sur un pays souverain qualifiée de crime contre l'humanité. Les événements actuels constituent des preuves tangibles présentables au Tribunal pénal International, sans oublier les milliers de familles mortes en essayant de traverser la mer entre Anjouan et Mayotte pour joindre les leurs.

    François, citoyen européen

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