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samedi 22 septembre 2012

A Benghazi, la guerre est ouverte entre les islamistes et les fédéralistes soufi


Les évènements qui se déroulent depuis le 21 septembre à Benghazi, capitale de la Cyrénaïque, sont d’une extrême importance pour l’avenir de la région et plus généralement pour celui de toute la Libye. Lassés d’être pourchassés par les fondamentalistes islamistes, les fédéralistes soufi semblent en effet avoir décidé de se débarrasser de ces salafistes-wahhabites financés par le Qatar et l’Arabie Saoudite et qui veulent transformer la région en émirat. Qui va l’emporter ? Il est encore trop tôt pour le dire mais, à travers ces évènements, l’essentiel est de voir que les vraies fractures de la société libyenne apparaissent désormais au grand jour. Et elles sont bien loin des « droits de l’homme » chers aux niaiseux d’Occident…

Clés d’explication :

1) Le 6 mars 2012, à Benghazi, Ahmed Zubair al-Senoussi, parent de l’ancien roi Idriss et membre important de la confrérie senoussiste, fut élu émir par les chefs des tribus de Cyrénaïque. Cet acte politique était un signal fort envoyé aux autorités de Tripoli puisqu’il signifiait que la région se prononçait  pour une orientation très fédérale de la future Libye. Cette revendication fédéraliste récurrente explique d’ailleurs pourquoi la Cyrénaïque s’était soulevée dès le début de l’année 2011 contre le colonel Kadhafi et son pouvoir perçu comme tripolitain.

2) Impitoyablement pourchassés par le régime du colonel Kadhafi, les islamistes, dont le fief était la ville de Derna -aujourd’hui véritable émirat taliban dirigé par  Abdou Hakim Al Assadi-, rallièrent la rébellion de la Cyrénaïque dès les premières semaines de l’année 2011 afin de s’introduire dans le jeu politique local.

3) Une fois le colonel Kadhafi renversé par l’OTAN, ces islamistes ont, par la terreur, cherché à « coiffer » les fédéralistes ; ils furent d’ailleurs tout près de réussir. Mais, comme je l’ai déjà expliqué dans un communiqué en date du 18 février 2012[1], ils ont commis une erreur qui risque de leur coûter cher : ils ont en effet attaqué les confréries soufies dont le poids régional est plus qu’important puisqu’elles constituent l’armature tribalo religieuse de la région.
Dans toute la Cyrénaïque, les fondamentalistes se sont mis à pourchasser les soufis qu’ils considèrent comme des hérétiques. Le 13 janvier 2012, à Benghazi, ils ont ainsi passé un cimetière au bulldozer et profané une trentaine de tombes de saints -les marabouts du Maghreb-, dont ils ont dispersé les ossements. Comme pour les fondamentalistes du Mali qui ont détruit des lieux saints à Tombouctou, les rassemblements autour des tombeaux ne sont rien d’autre que de l’idolâtrie. A travers ces actes insupportables aux habitants de la Cyrénaïque, les fondamentalistes cherchaient à briser les structures traditionnelles d’encadrement des populations afin de prendre le contrôle de ces dernières. L’assassinat de l’ambassadeur américain à Benghazi entrait dans leur stratégie de conquête du pouvoir régional.

Désormais, que peut-il se passer ? Trois grandes options se présentent :

1) Les fondamentalistes l’emportent sur les fédéralistes soufi et la Cyrénaïque entière devient un émirat avec toutes les conséquences que l’on peut imaginer sur la géopolique régionale et sahélienne.

2) Les fédéralistes soufi liquident les fondamentalistes. Ayant renforcé leur pouvoir  ils seront donc en mesure d’imposer à Tripoli la reconnaissance de la très large autonomie de la Cyrénaïque.

3) Il n’y a ni vainqueur, ni vaincu et chaque camp cherche des appuis ailleurs qu’en Cyrénaïque, ce qui peut permettre au « pouvoir central » de revenir dans le jeu et qui, dans tous les cas débouchera sur l’anarchie.

 Les responsables de ce gâchis sont ceux qui, dans l’ignorance bétonnée du dossier, ont, pour des raisons toujours bien obscures, décidé de s’immiscer dans une guerre civile qui ne les concernait en rien et qui ont obstinément refusé d’écouter les sages conseils prodigués par le président Idriss Déby :

« Depuis le début des opérations de l’Otan en Libye et jusqu’à la chute de Kadhafi, je n’ai cessé de mettre en garde quant aux conséquences non maîtrisées de cette guerre. J’ai trop longtemps prêché dans le désert (…) les nouvelles autorités libyennes ne contrôlent toujours pas leur propre territoire (…). Plus généralement, quand je regarde l’état actuel de la Libye, où chaque localité est gouvernée sur une base tribale par des milices surarmées ou par ce qu’il reste des forces fidèles à Kadhafi, ma crainte a un nom: la somalisation » (Idriss Déby, président de la République du Tchad, dans Jeune Afrique, le 23 juillet 2012).

Le numéro d’octobre de l’Afrique Réelle que les abonnés recevront début octobre contient un important dossier consacré à la question libyenne.

Bernard Lugan
22/09/12

[1] Consultable dans les archives de ce blog.

mercredi 12 septembre 2012

Derrière l’assassinat de l’ambassadeur américain à Benghazi


Acteur plus qu’actif du renversement de Mouammar Kadhafi, Christopher Stevens, en déplacement à Benghazi, a été pris au piège dans les locaux du consulat de son pays. Au-delà de ce meurtre et de son prétexte pseudo religieux, quelle analyse pouvons-nous faire de la situation en Libye ?

Jusqu’à aujourd’hui, et à en croire les médias, la Libye était sur la voie de la normalisation : l’économie redémarrait avec la reprise des exportations de pétrole et de gaz et des institutions démocratiques se mettaient en place à la suite des élections législatives du 7 juillet 2012. Aveugles et sourds, les observateurs bêlèrent de bonheur quand ces dernières virent la défaite des fondamentalistes et la victoire de l’ Alliance des forces nationales (AFN) vite baptisée « libérale ».  
Or, comme il fallait s’y attendre, ce calendrier démocratique très « européocentré » n’a évidemment pas permis de remettre le pays sur ses pieds et cela pour une simple raison qui est que la Libye n’existe plus.

Le colonel Kadhafi avait réussi, au prix d’une dictature sévère, à imposer la stabilité intérieure dans un pays aujourd’hui menacé d’une fragmentation régionale (Tripolitaine-Cyrénaïque-Fezzan) doublée de fractures  interrégionales et religieuses.

En  Tripolitaine deux grandes coalitions régionales s’opposent :

1) A l’Ouest, l’AFN de Mahmoud Jibril a pour cœur la fraction tripolitaine des Warfalla, sa tribu qui, à elle seule, totalise 30% de la population. Ses alliés et partenaires se recrutent à Zenten [1] et parmi les tribus de l’ouest, dont les Berbères du jebel Néfusa et de Gahryan.

2) A l’Est, la coalition islamo-Misrata est quant à elle puissamment soutenue par le Qatar. Le port de Misrata est aujourd’hui aux mains de ces milices gangsgtéro-fondamentalistes qui lynchèrent le colonel Kadhafi, tranchèrent les mains de son fils cadet avant de lui crever les yeux et de l’égorger. Ce furent ces « combattants de la liberté », ces « démocrates » chers à BHL, que le président Sarkozy ordonna aux commandos français de sauver quand les forces du colonel Kadhafi étaient sur le point de prendre la ville…Joli coup !

En Cyrénaïque, où le 6 mars 2012, Ahmed Zubaïr al-Senoussi a été élu émir par les chefs des tribus, deux grandes forces s’opposent, les fédéralistes et les islamistes.

L’irrédentisme de la Cyrénaïque est une donnée historique. Dans les années 1945-1950, quand l’ONU força la Grande-Bretagne, l’Italie et la France à accélérer le processus d’indépendance de la Libye,  les tribus de Cyrénaïque, réticentes à l’idée de la création d’un Etat libyen, n’acceptèrent l’union qu’à deux conditions :

1) Que le chef de la confrérie sénoussiste, Idriss en devienne le chef. Il régna sous le nom d’Idriss Ier de 1951 à 1969.
2) Qu’une large autonomie soit reconnue à la Cyrénaïque.

En 1969, dès sa prise de pouvoir, Mouammar Kadhafi abolit la monarchie et imposa la domination de la Tripolitaine, ce que la Cyrénaïque n’accepta jamais. C’est pourquoi la guerre civile qui allait le renverser y commença.

Les islamistes qui ont soutenu la rébellion de la Cyrénaïque veulent maintenant « coiffer » les fédéralistes, mais ils ont en face d’eux d’autres musulmans. Un féroce combat oppose en effet les fondamentalistes qui n’ont pas de tradition locale aux membres des confréries soufies dont le poids régional est important. Le fief des islamistes radicaux est Derna où ils ont constitué un Emirat. Depuis plusieurs semaines, ils tentent de prendre le contrôle de Benghazi. L’attaque contre le consulat américain fait partie de leur stratégie.
Qui va l’emporter ? Il est impossible de le dire. Actuellement les fondamentalistes de Cyrénaïque cherchent à s’appuyer sur les milices de Misrata lesquelles recherchent leur soutien contre celles de l’Ouest. Furieux de la défaite de ses protégés à Tripoli, le Qatar semble particulièrement actif dans cette opération.

La question qui se pose désormais est de savoir si la Libye peut survivre comme Etat. Peu à peu y apparaît en effet une situation de guerres régionales, tribales, claniques, religieuses ; comme en Somalie. Elles pourraient être suivies d’un éclatement territorial, le pays étant alors découpé en « touches de piano » avec un port dans le prolongement des gisements d’hydrocarbures de l’intérieur.
Désormais, l’alternative est simple : soit les nouvelles autorités mettent un terme au chaos - mais comment ? - et reconstruisent l’Etat sous une forme ou sous une autre, soit la Libye demeure ingouvernable. Dans ce cas,  les islamistes pourraient alors jouer une carte maîtresse, celle du modèle religieux transcendant les divisions afin de les coaguler dans un tout commun, l’Oumma.

Ceux qui ont permis ce désastre avec ses prolongements dans toute la bande sahélienne (voir les numéros de l’Afrique Réelle consacrés à cette question), sont ceux qui ont décidé de s’immiscer dans la guerre civile libyenne, au premier rang desquels l’ancien président de la République française. Quant au malheureux ambassadeur américain, le moins que l’on puisse dire est que ses anciens protégés se sont montrés bien ingrats envers lui…

Bernard Lugan
12/09/12

[1] Les miliciens de Zenten détiennent Seif al Islam, le fils du colonel Kadhafi.

mardi 11 septembre 2012

L'Afrique Réelle N°33 - Septembre 2012


























Sommaire :

Actualité :
- Libye : Convalescence ou simple rémission ?
- Afrique du Sud : Derrière le massacre de Marikana, une lutte sans merci au sein de l'ANC

Dossier : RDC-Kivu-Rwanda
- La longue descente aux enfers de la RDC (1960-2012)
- Kivu : la stratégie du chaos
- La fin du cycle Kagamé

Editorial de Bernard Lugan :

Trois dossiers sont traités dans ce numéro de rentrée.

En Libye, le placage démocratique imposé par la communauté internationale ne parvient toujours pas à masquer les profondes fractures qui divisent le pays. De plus, l’on ne voit pas comment les nouvelles autorités issues du scrutin du mois de juillet dernier pourront, même à moyen terme, rétablir l’autorité de l’Etat sur une Cyrénaïque qui leur tourne le dos et sur des régions sud-sahariennes qui leur sont étrangères.

En Afrique du Sud, devant la mine de platine de Marikana, cédant à la panique, la police a littéralement assassiné en leur tirant dans le dos, des mineurs ayant déclenché une grève devenue insurrectionnelle. Imaginons un seul instant qu’un tel massacre se soit produit à l’époque du régime blanc…
Aujourd’hui, comme il est toujours de bon ton de ne pas critiquer le parti-Etat ANC qui a, selon la pensée politiquement correcte « libéré le pays des démons racistes pour y instaurer la fraternité arc-en-ciel », la presse française a curieusement donné peu de publicité à ce massacre, préférant dresser jour après jour la comptabilité aussi macabre que mensongère de la guerre civile syrienne. Sa seule source « d’information » est en effet une officine londonienne composée de trois personnes payées par les fonds illimités des émirats du Golfe et qui a pour nom « Observatoire syrien des droits de l’homme ».

Les tragiques évènements de Marikana qui ont été exploités par les adversaires et les concurrents de Jacob Zuma au sein de l’ANC sont le révélateur de la très grave crise que traverse l’Afrique du Sud. Comme je ne cesse de le dire depuis des années, le « miracle » sud-africain n’est en effet qu’un mirage car l’échec de l’ANC est total :
1) Le chômage touche environ 40% des actifs.
2) Le climat social est empoisonné par les criantes inégalités nourries par les « Black Diamonds », ces nouveaux riches noirs qui ont fait main basse sur l’économie du pays et qui affichent avec insolence un luxe ostentatoire.
3) Le pays est livré à la loi de la jungle ; en moyenne, plus de cinquante meurtres y sont commis quotidiennement.
4) L’Affirmative Action ou « Ségrégation Positive », a désorganisé le monde du travail.
5) Les Blancs diplômés quittent le pays, chassés par l’insécurité, les brimades diverses et la surfiscalité, ou bien ils se replient dans la région du Cap.

Au centre du continent, l’immense RDC n’en finit pas de sombrer. A chaque fois que le pays a voulu se libérer de l’occupant Rwandais qui a de facto annexé le Kivu, ce fut la guerre. En 1998 quand Laurent-Désiré Kabila, père de l’actuel président a voulu renvoyer les Rwandais qui lui avaient permis de l’emporter en 1997 sur le maréchal Mobutu, Kigali réagit en envahissant la RDC et en occupant près de la moitié du pays. Laurent-Désiré Kabila fut assassiné le 16 janvier 2001 par un officier originaire du Kivu…
Le Rwanda fut l’initiateur des trois rébellions qui ensanglantent le Kivu depuis près de deux décennies, pratiquant à travers elles une impitoyable stratégie du chaos destinée à interdire le retour de la région dans le giron de Kinshasa. Mais le général Kagamé a fini par lasser jusqu’à ses inconditionnels soutiens. Après avoir été considéré durant plus d’une décennie comme l’élément de stabilité de la région, la communauté internationale le prend désormais pour ce qu’il est : la cause de l’anarchie dans l’est de la RDC.

mercredi 5 septembre 2012

De la Somalie au Mali la solution passe le retour au réel ethnique

Assistons-nous à la fin du règne des principes philosophiques occidentaux mortifères qui, depuis trois décennies, tuent l’Afrique à petit feu ? Trois exemples peuvent le laisser penser :
 
1) La Somalie est en guerre depuis 1991 après que, au nom des droits de l’homme et de la démocratie, la communauté internationale eut laissé certaines tribus chasser du pouvoir le général Syad Barré, autocrate certes, mais seul capable de maintenir l’unité de ce conglomérat de clans baptisé Etat somalien.
Depuis, tout a été tenté pour y rétablir la paix : interventions militaires directes puis indirectes des Etats-Unis suivies de celles de l’ONU, de l’Ethiopie, des Etats africains, puis enfin du Kenya. Rien n’y fit véritablement. Jusqu’au jour où, localement et sans l’intervention de BHL ou du docteur Kouchner, il fut décidé de reprendre le problème à l’origine et de demander aux chefs coutumiers de tenter de le régler, ce qui passait par la répudiation de l’impératif occidental de démocratie individualiste basée sur le « one man, one vote ». Les chefs se sont donc réunis, ils ont longuement palabré et ont finalement désigné une assemblée constituante reflétant les véritables rapports de force sociopolitiques du pays. Loin des constructions partisanes voulant copier le « modèle » occidental. Ces députés nommés doivent élire le nouveau chef de l’Etat le 8 septembre. Rien ne permet naturellement de dire que le retour à la paix est assuré. Loin de là ! Mais une première tentative sérieuse vient enfin d’être faite dans ce sens.

2) Un autre pays qui était au bord de l’éclatement est également sorti d’un atroce conflit grâce à la reconnaissance du réel ethnique. Il s’agit de l’Ethiopie où c’est désormais d’Etat-ethnique qu’il faut parler puisque le préambule de la Constitution contient la phrase suivante : « Nous, les Nations, les Nationalités, et les Peuples d’Ethiopie. » La Constitution place ainsi sur un pied d’égalité les différentes composantes nationales éthiopiennes. Nonobstant leur poids démographique, donc l’ethno mathématique démocratique, ces peuples disposent tous de leur territoire et se voient reconnaître le droit de promouvoir leur culture et leur langue. Le pays est découpé en plusieurs régions, certaines mono ethniques, d’autres engerbant plusieurs « petites » ethnies. Les conditions de la succession du Premier ministre Mélès Zénawi décédé au mois d’août dernier montreront si cette construction aura été durable. Du moins aura-t-elle permis, depuis 1991, d’assurer la paix et de créer les conditions de la renaissance de l’Ethiopie, « gendarme » traditionnel de la sous région sans l’existence duquel la Corne est assurée de sombrer dans l’anarchie.

3) L’indépendance du Sud Soudan en 2011 fut de son côté la reconnaissance de l’impossibilité de faire vivre ensemble des populations racialement différentes et qu’un lourd contentieux lié à l’ancien commerce négrier rendait irréductiblement ennemies.

Ces exemples de retour au réel devraient faire réfléchir ceux qui, aujourd’hui paraissent impuissants et comme tétanisés face à la question malienne et plus généralement sahélienne. Paralysés par les dogmes imposés par le politiquement correct démocratique, ils nient ou refusent de prendre en compte deux grandes réalités qui sont pourtant au cœur du problème régional :

1) Le « rift » racial qui part de la Mauritanie pour s’étendre jusqu’au Soudan et qui sépare des Afrique(s) dites « blanches » d’autres Afrique(s) dites « noires », cassant en deux la plupart des pays sahéliens.

2) Au nom de l’universalisme et de la négation des différences, ils ne veulent pas admettre qu’au Mali, le noeud du problème est l’opposition ethno raciale entre les ethnies du Sud, à commencer par les Bambara qui ont une vieille histoire, les ethnies dites « du fleuve » comme les Songhay qui furent les fondateurs d’un empire glorieux et les populations nordistes, qu’elles soient Maures ou Touareg.

Dans ces conditions, comment peuvent-ils prétendre ramener un semblant de stabilité dans cet immense arc de conflit s’étendant de l’Atlantique à la mer Rouge ?
Au Sahel comme en Somalie ou en Ethiopie et partout ailleurs en Afrique, la solution passe par un urgent retour à ce réel géographique et ethno historique  nié par cette curieuse « école africaniste française » qui, depuis un demi siècle, tente de nous persuader que les ethnies sont des créations coloniales… [1]

Bernard Lugan
05/09/2012

[1] Le numéro du mois de septembre de l’Afrique Réelle que les abonnés recevront la semaine prochaine contiendra un dossier consacré à l’ethno-fédéralisme congolais (RDC).