lundi 3 février 2020

Algérie : pour comprendre comment le « Système » l’a emporté sur la rue


Après plus d’un an de « hirak », demeuré maître du calendrier qu’il avait lui-même fixé, et en dépit de la poursuite de manifestations qu’il va maintenant s’efforcer de faire apparaître comme jusqu’au-boutistes, le « Système » algérien que l’on disait condamné, a finalement triomphé de la rue.
Une victoire qui s’est faite sans ces scènes d’anarchie qui défigurent la France depuis deux ans, et sans ces massacres de foules qui se produisent régulièrement dans le monde arabo-musulman. Un cas d’école…dans l’attente  de l’avenir qui  dira si cette victoire ne fut que provisoire.
Pour comprendre comment s’est fait le triomphe du « Système » algérien sur la rue qui le contestait, il importe d’écarter l’écume médiatique et les emballements idéologiques pour aller au fond des réalités algériennes (voir à ce sujet mon livre Algérie, l’Histoire à l’endroit).

Explications et développement :

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6 commentaires:

  1. Les frontières de l'algérie ont été tracées par la France coloniale à une époque où celles-ci correspondaient exactement à ses propres intérêts, et à son projet d'exploitation des réserves de gaz et de pétrole du Sahara. Le faux postulat d'un peuple prétendument arabe fût introduit par Napoléon III à l'égo démesuré qui rêvait de règner sur un grand empire colonial arabe, en rivalité à celui de la couronne britannique. Les berbères qui ont toujours lutté pour leur indépendance depuis l'antiquité sont les kabyles, qui ont d'ailleurs payé le plus lourd tribut durant la guerre d'indépendance, voir l'excellent documentaire "Wilaya III", et qui se sont fait littéralement spoliés par les serviles supplétifs pseudo-arabes de la soi-disant ALN des frontières, tous planqués à Oujda et à Tunis.

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    1. Du pur délire votre commentaire.
      En 1830 le pétrole raffiné et le gaz était des produits totalement inconnus ...

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  2. Cette victoire du « système » sur « la rue » remet en question la validité du concept très à la mode de « société civile », ce pouvoir censé être capable en toute autonomie de renverser les gouvernements… En effet, à l’inverse des printemps arabes (et encore !, je ne parle que de ceux que l’on n’a pas laissés à eux-mêmes, comme à Bahreïn…), une contestation populaire qui n’est pas soutenue par les Etats-Unis ou même fomentée par de bonnes âmes comme Soros, n’a finalement aucun autre résultat qu’une vague écume médiatique, tout au plus !

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  3. Les berbères est leur histoire non sont pas que les kabyles est les algérien sont majorité des berbèresphone est des berbères arabisé par langue

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  4. Le président autoproclamé Houari Boumediene (de son vrai nom Mouhammad Boukarrhuba) né à Heliopolis en Égypte et non pas à Guerma dans les Aures comme il le prétend, fils de Imam, frère musulman et pur produit de l'école coranique et de l'université islamiste du Caire, n'a jamais combattu durant la guerre d'indépendance et n'a jamais été acteur durant la guerre d'indépendance, mais seulement spectateur de cabarets à Tunis. C'est lui qui fit venir des frères musulmans d'Égypte et des arabo-islamistes de Syrie, auxquels il confia les postes clés de l'administration et de l'armée. Voilà comment il entreprit d'arabo-islamiser l'Algérie pourtant majoritairement peuplée par une population autochtone berbère.

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  5. Bonjour.
    Les limites correspondant aux frontières entre Maroc, Algérie, Tunisie ont certes été tracées au temps des colonies mais elles correspondent à peu près à des limites entre tribus, en Afrique du Nord, depuis la nuit des temps. Lisez le livre de Mr Lugan sur l'Histoire de l'Afrique du Nord.
    Ensuite, si ces frontières sont aberrantes pourquoi les dirigeants de ces pays s'y accrochent comme des moules à leur rocher au lieu de s'entendre pour ré établir des frontières à leur goût ?

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